Mali : Faki Mahamat veut faire renouer le dialogue entre Bamako et la CEDEAO

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Le dialogue est rompu depuis quelques semaines entre les autorités de Bamako et celles de la CEDEAO. La pomme de discorde concerne essentiellement la durée de la période de transition et la date d’organisation des prochaines élections. L’institution sous-régionale qui a prononcé des sanctions à l’encontre du Mali a fait monter la tension il y’a deux semaines environs, une tension que les autorités de Bamako n’ont pas essayé de ramener à la baisse depuis ce moment.

Le président de l’UA veut faire baisser la tension

Pour ce faire, Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine, était à Bamako ce mardi 25 janvier 2022 avec une forte délégation. Ladite délégation s’est entretenue avec les autorités maliennes de la transition notamment, le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, le Premier ministre Choguel Maïga et le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. 

La délégation de l’Union Africaine et les autorités maliennes n’ont pas donné beaucoup de détails sur le contenu de leurs échanges à l’issue de leur rencontre. Moussa Faki Mahamat a-t-il pu convaincre les autorités maliennes de la transition ? La presse et le public n’en savent pas vraiment grande chose pour le moment. 

Dans tous les cas, à la suite de l’entretien intervenu entre Choguel Maïga et le président de la Commission de l’Union Africaine, un conseiller à la primature a indiqué qu’il était venu simplement pour écouter, comprendre comment relancer le dialogue. 

Selon la présidence malienne, le président de l’Union Africaine aurait plaidé pour « une approche consensuelle qui puisse préserver les intérêts fondamentaux » du Mali, « conformément aux textes qui régissent » la CEDEAO et l’Union africaine.

Pour rappel, depuis plus de deux semaines, la CEDEAO a sanctionné le Mali puisque la junte militaire malienne n’envisage plus organiser les élections le 27 février prochain comme c’était prévu. Elle projette une transition qui pourrait durer jusqu’à cinq ans. Après les lourdes sanctions de la CEDEAO à son encontre, la junte au pouvoir a déclaré qu’elle est ouverte au dialogue. Mais elle mène encore un bras de fer avec l’organisation sous-régionale.

L’ONU réclame un calendrier électoral acceptable

Dans le même temps, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a demandé au gouvernement malien le jeudi 13 janvier dernier de présenter « un calendrier électoral acceptable ». « Il est absolument essentiel que le gouvernement malien présente un calendrier acceptable du point de vue des élections », a déclaré le chef de l’ONU lors d’une rencontre avec des journalistes. Antonio Guterres  a par ailleurs indiqué qu’il entrerait  en contact rapidement avec le gouvernement malien afin de leur notifier de manière claire son avis sur le sujet.

Selon lui, si la junte malienne  prend des mesures dans cette direction et présente un calendrier acceptable, il y aura une levée progressive des sanctions prononcées par la CEDEAO. Le portugais a par ailleurs fait savoir qu’il travaille avec la CEDEAO et l’Union Africaine pour créer les conditions qui puissent permettre au gouvernement du Mali d’adopter une position raisonnable et acceptable pour accélérer une transition dont la durée est déjà trop longue.

A ce propos, l’Algérie a proposé sa médiation et a suggéré un calendrier court de seize (16) mois maximum pour l’organisation des élections et le retour à l’ordre constitutionnel. Ce calendrier est fortement approuvé et souhaité par les autorités de l’Union Africaine. Au terme de cette visite d’échanges, le président de la commission de l’Union Africaine va se rendre au Sénégal pour rencontrer le président Macky Sall pour discuter de la situation. Leurs échanges qui auront bientôt permettront peut-être d’en savoir plus sur la question

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