Tout savoir sur Edward Hopper

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Considéré comme l’un des pionniers du réalisme, Edward Hopper est né le 22 juillet 1882 aux États-Unis et plus précisément à Nyack dans l’État de New York. Il aura par son art fait son temps avant de tirer sa révérence le 15 mai 1967 à Greenwich Village à New York. Graphiste et peintre émérite, Edward Hopper a sa place dans le panthéon des artistes de sa génération. Sa vie, son art, ses penchants et son influence sur le monde de l’art feront partie de l’essentiel à savoir sur Edward Hopper.

Edward Hopper : Un parisien dans l’âme

Il n’y aucun doute Edward Hopper adore Paris. La ville lumière, à l’époque, l’a accueilli bras ouvert et l’a bercé durant sa jeunesse. En effet, alors qu’il était encore jeune artiste Edward Hopper passe l’automne de l’année 1906 à Paris. Il est rapidement tombé sous le charme de la capitale française et de ses lumières de l’époque. Il y adopte le style de l’impressionnisme et passe son temps à étudier les œuvres des artistes comme Camille Pissarro, Auguste Renoir et Alfred Sisley.
À chacun de ses artistes il emprunte leur technique pour parfaire ses talents d’impressionniste. Très passionné par les talents français de l’époque, Edward dans ses œuvres reproduit les cadrages et les angles de vues inhabituels de Deglas, il prend aussi en compte la densité des volumes d’Albert Marquet ainsi que les énigmatiques mises en scène de Félix Vallotton. Pour une ville qui l’a façonné de son art, Edward Hopper garde une affection particulière pour la France. Il y retourne entre 1909 et 1910, mais ayant déjà abandonné l’impressionnisme.
Avec ses nombreux séjours dans la Ville lumière, Edward est tombé littéralement amoureux de la France. Il aura parcouru plusieurs pays du vieux continent, mais aucun n’eut la place de la France dans son esprit.

Formation d’Edward Hopper

Depuis sa naissance à New York, Edward Hopper a reçu une éducation conventionnelle. Il est en effet issu d’une famille modeste de commerçant avec un fort accent sur l’éducation religieuse. Edward reçoit donc une éducation baptiste à la maison avant de fréquenter plus tard le lycée de sa ville natale. Après son installation à New York, il se fait former au métier d’illustrateur en intégrant en 1900 la New York School of Art.
C’est en suivant cette formation qu’il rencontre le professeur Robert Henri (1865-1929) qui lui enseigne la représentation réaliste des scènes de la vie urbaine. La suite de sa formation se déroula en majeure partie hors de son pays et sa ville natale. Hormis ses longs séjours à Paris entre 1906 et 1910, Edward Hopper s’inspira de l’architecture de plusieurs villes européennes comme Amsterdam, Londres, Madrid, Berlin, Bruxelles, Bratislava et consorts. Il apprit à se familiariser avec les œuvres de plusieurs artistes de l’époque.

C’est au cours de cette période que l’artiste s’intéressa à la photographie. Il eut comme mentor dans ce domaine Eugène Atget. Il apprit également les techniques de l’estampe auprès de son ami Martin Lewis pour pouvoir avoir le nécessaire pour se lancer dans une carrière artistique de peintre.

Les œuvres et le style d’Edward Hopper

Fortement attiré par la vue parisienne, il est normal que les premières œuvres de l’artiste soient entièrement consacrées à cette ville. Il débute avec des tableaux qui représentent la Seine et le Louvre entre 1907 et 1909. On peut ainsi compter dans sa collection Le Pont des Arts en 1907 ou encore Le pavillon de Flore en 1909. L’ayant reconnu dès son retour aux États-Unis, l’inspiration de l’artiste venait principalement de son séjour en Europe. En 1914, il peignit sa grande toile Soie bleu qui représentait des caricatures parisiennes dans les années 1920.
Edward Hopper s’intéresse fortement aux œuvres des impressionnistes de son temps. Il a notifié avoir été très impressionné par La Ronde de nuit du néerlandais Rembrandt. En France, il admirait fortement Edgar Degas, mais contrairement à tous ces artistes pour qui il voue une sorte d’admiration, il développe une préférence pour le style idéaliste prôné par les artistes réalistes comme Gustave Courbet, Honoré Daumier, Jean-François Millet et autres. L’influence de ces différents artistes est perceptible dans les premières œuvres de l’artiste.
Il suffit de regarder son œuvre Nighthawks en 1942 considérée comme sa plus belle production pour comprendre le style unique et réaliste de l’artiste. C’est surement cela qui l’a rapproché du cinéma et la photographie.

Les thèmes abordés et les prix reçus par Edward Hopper

A travers ces différents tableaux et œuvres, Edward Hopper aborde un certain nombre de thèmes récurrents. Il est particulièrement attiré par les paysages ruraux qui se situent dans le nord-est des États-Unis. Les œuvres comme Coucher de soleil sur voie ferrée 1929, Route dans le Maine 1914 frappent le spectateur de par l’absence d’êtres humains. Il est aussi très épris de l’architecture, car fasciné par ses voyages en Europe; ses aquarelles dans les années 1920 qui représentent des maisons mansardées du XIX siècle.

La maturité artistique de l’homme lui est officiellement reconnue en 1925 après qu’il est peint House by the Railroad qui est un mixte entre architecture et représentation de scènes urbaines et rurales. Il avait l’art de dépeindre la solitude dans le milieu, mais avec une touche de mélancolie. Durant sa carrière, l’artiste s’est vu progressivement porteur de messages de la femme et de son émancipation. Ses œuvres comme Chop Suey 1929 et Une femme au soleil 1961 présentent la femme sous différentes coutures.
Il reçoit de nombreuses distinctions pour ses nombreux tableaux et son travail en général. En 1919 le premier prix du concours national de l’United States Shipping Board Emergency Fleet lui est décerné pour une affiche, en 1923 il reçoit de la part du Chicago Society of Etchers le Logen Prize, en 1955 la médaille d’or pour la peinture du National Institute of Arts and Letters et en 1960 une distinction de la part de l’Art in America.

Edward Hopper est un influenceur dans le monde de la littérature et du cinéma

Quand Edward Hopper ne peignait pas, il allait au cinéma. Beaucoup de cinéastes ont utilisé les toiles d’Edward comme source d’inspiration. Alfred Hitchcock a par exemple plusieurs représentations de l’artiste pour présenter le film d’horreur Psychose en 1960 pour faire montre du côté mystère ainsi que du manque de communication. Les toiles d’Edward Hopper qui sont La maison près de la voie ferrée 1925, Fenêtres la nuit 1928 et Bureau la nuit ont permis au cinéaste d’avoir les cadres idéaux pour la représentation fictive.
Plusieurs autres réalisateurs très connus ont utilisé les toiles d’Edward Hopper pour lui rendre hommage. Mais les hommages ne se sont pas arrêtés seulement dans le monde du cinéma. Les écrivains, les poètes et même les photographes se sont inspirés de ses toiles pour créer et recevoir des prix distinctifs. Claude Esteban publie en 1991 Soleil dans une pièce vide qui devient prix France culture tout en reconnaissant que ses récits sont des scénographies d’Edward Hopper.
Mort à Greenwich Village où il aura passé le clair de sa vie, Edward Hopper est toujours considéré de nos jours comme un artiste de génie.

 

Source photo : « Morning sun », Edward Hopper, 1952
© Columbus Museum Of Art, Ohio

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