- Localisation : Villeneuve-d’Ascq et Sainghin-en-Mélantois, dans le Nord, au contact du campus scientifique de l’Université de Lille.
- Nature : technopôle consacré à la recherche, aux hautes technologies et à l’innovation.
- Date clé : inauguration officielle le 16 janvier 2003.
- Superficie : 140 hectares d’implantation annoncés par la Métropole européenne de Lille, près de 200 hectares si l’on compte tout le quartier.
Le parc scientifique de la Haute Borne désigne à la fois un quartier de Villeneuve-d’Ascq et un site d’accueil pour laboratoires publics, entreprises technologiques et jeunes pousses. Implanté dans la métropole lilloise, il a été conçu comme un lieu de travail aéré, peu construit et respectueux de son environnement, avec une démarche Haute Qualité Environnementale affichée. Sa raison d’être tient en une idée simple : rapprocher la recherche universitaire du monde économique pour faire naître des projets innovants. Voici comment il est organisé, qui s’y trouve et ce qu’il faut savoir avant de s’y rendre ou d’envisager une implantation.
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Où se trouve le parc scientifique de la Haute Borne ?
Le site occupe la frange de Villeneuve-d’Ascq qui touche Sainghin-en-Mélantois, deux communes de la Métropole européenne de Lille, dans le département du Nord, en région Hauts-de-France. Il jouxte la Cité scientifique, le quartier universitaire créé en 1964 qui accueille aujourd’hui le campus de l’Université de Lille à Villeneuve-d’Ascq. Cette contiguïté n’a rien d’un hasard : le technopôle a été dessiné pour prolonger le campus et offrir aux chercheurs comme aux entreprises un terrain d’échange immédiat.
À une échelle plus large, la Métropole met en avant une position au cœur du triangle Paris-Londres-Bruxelles, avec cinq capitales européennes situées à moins de 350 kilomètres. Pour une entreprise tournée vers l’international, cet argument géographique pèse autant que la proximité des laboratoires.
Concrètement, les établissements y sont domiciliés sous une adresse du type « Parc scientifique de la Haute Borne », suivie d’un numéro et d’une avenue, avec le code postal 59493 Villeneuve-d’Ascq. Un laboratoire du CNRS est par exemple enregistré au 50 avenue Halley. Pour un rendez-vous, mieux vaut toujours noter l’avenue précise : le quartier est vaste et les bâtiments sont dispersés.
De l’étude de faisabilité à 2003 : la genèse du technopôle lillois
À la fin des années 1980, Villeneuve-d’Ascq s’est affirmée comme une ville universitaire disposant de solides ressources scientifiques et technologiques, nourries par l’enseignement et la recherche de l’Université Lille 1. L’idée d’un parc scientifique capable de valoriser ce potentiel a alors pris forme.
Les études préalables ont fixé très tôt plusieurs principes d’aménagement :
- une densité de construction volontairement faible ;
- un environnement paysager de qualité ;
- une place réservée aux déplacements à vélo sur le site ;
- des liaisons informatiques à haut débit exigées dès la conception ;
- une solution de reconversion pour le secteur dit du « Grand Carré », au cas où le grand équipement envisagé à cet endroit ne verrait pas le jour.
Le terrain lui-même posait des contraintes. Les documents d’urbanisme évoquent notamment une pente naturelle orientée à l’inverse du réseau d’assainissement, une particularité hydrologique qui a longtemps pesé sur l’aménagement de cette partie du territoire.
L’inauguration officielle a eu lieu le 16 janvier 2003, sous la présidence de Pierre Mauroy, alors à la tête de Lille Métropole Communauté urbaine. Le parc a donc plus de vingt ans d’existence, ce qui explique que certaines structures citées dans les documents d’origine aient depuis changé de nom ou d’organisation.
Laboratoires et instituts de recherche implantés à la Haute Borne
La recherche publique constitue le socle du parc. Deux instituts majeurs, INRIA Futurs et l’IRCICA, s’y sont installés pour former un pôle de recherche et développement à vocation internationale, centré sur les nouvelles technologies de l’intelligence ambiante. Le CNRS y possède aussi des établissements, dont l’unité mixte de recherche PhLAM (UMR 8523).
| Structure | Type | Ce que l’on retient |
|---|---|---|
| INRIA Futurs | Organisme de recherche | Présenté à l’origine comme l’un des deux piliers du pôle consacré à l’intelligence ambiante |
| IRCICA | Institut de recherche | Associé au même pôle de recherche et développement sur les technologies émergentes |
| CNRS UMR 8523 PhLAM | Laboratoire mixte CNRS | Domicilié au 50 avenue Halley, sur le parc |
| Centre Innovation CIEL | Structure d’accompagnement | Pépinière, incubateur et centre de développement pour les jeunes entreprises |
Ce tableau ne prétend pas à l’exhaustivité. Les intitulés reprennent ceux des sources disponibles et peuvent avoir évolué : pour un contact ou une candidature, il convient de vérifier la dénomination actuelle de chaque organisme.
Pôles de compétitivité : les filières qui structurent le parc scientifique
Au-delà des laboratoires, la Haute Borne se rattache à plusieurs pôles de compétitivité régionaux. Les documents publics citent i-Trans, le pôle des industries du commerce, MAUD et Nutrition Santé Longévité. Cette diversité montre que le site ne se limite pas au numérique : transports, distribution, matériaux et santé y trouvent aussi un point d’ancrage.
Pour une entreprise, appartenir à cet écosystème permet de croiser plus facilement des partenaires académiques, d’accéder à des projets collaboratifs et de repérer des compétences rares à proximité immédiate. La Métropole résume cette orientation en décrivant un environnement scientifique tourné vers les hautes technologies.
Créer ou développer son entreprise au parc scientifique de la Haute Borne
Pour stimuler la naissance d’activités de pointe, plusieurs outils ont été regroupés sur place. Le plus visible reste le centre Innovation CIEL, qui rassemble en un même lieu les compétences métropolitaines en matière de création d’entreprise et de transfert de technologie. Il joue tour à tour le rôle de pépinière, d’incubateur et de centre de développement.
Un porteur de projet issu d’un laboratoire, ou un dirigeant qui cherche des locaux proches de la recherche, gagnera à préparer quelques éléments avant toute prise de contact :
- Clarifier le lien entre son activité et les filières présentes sur le site (numérique, transport, commerce, matériaux, santé).
- Identifier les laboratoires avec lesquels une collaboration aurait du sens.
- Définir le besoin immobilier réel : bureau en pépinière, surface dans un bâtiment existant ou parcelle à construire.
- Se renseigner auprès de la Métropole européenne de Lille sur les disponibilités foncières et les règles d’implantation, notamment environnementales.
Les conditions d’accueil, les loyers et les critères de sélection ne figurent pas dans les sources consultées ici. Ils dépendent de chaque structure et doivent être demandés directement aux gestionnaires concernés.
Un technopôle HQE pensé pour le cadre de travail
La Métropole présente la Haute Borne comme un parc scientifique Haute Qualité Environnementale. Cette ambition découle directement des choix faits lors des études initiales : bâtiments espacés, larges surfaces paysagères, circulation cycliste intégrée au plan d’ensemble. Le résultat est un site qui tranche avec les zones d’activités plus denses de l’agglomération.
Pour les salariés, ce parti pris se traduit par des espaces verts nombreux et des distances parfois importantes entre deux bâtiments. Le vélo, prévu dès la conception, devient alors un moyen pratique de circuler d’un laboratoire à l’autre ou de rejoindre le campus voisin.
Haute Borne et Cité scientifique : deux quartiers, un même écosystème
On confond souvent les deux. La Cité scientifique est le campus universitaire historique, créé en 1964, avec ses formations et ses laboratoires académiques. La Haute Borne est un parc d’activités plus récent, où se mêlent organismes de recherche et sociétés privées. Les deux se répondent : les étudiants et chercheurs de l’un alimentent les projets de l’autre, et les entreprises du parc trouvent à côté un vivier de compétences. Les plateformes cartographiques classent d’ailleurs la Haute Borne à la fois comme technopôle, campus, parc scientifique et quartier, signe de cette identité hybride.
Parc scientifique de la Haute Borne : réponses aux interrogations courantes
Sur quelles communes s’étend le parc scientifique de la Haute Borne ?
Il se répartit entre Villeneuve-d’Ascq, qui en abrite la plus grande partie, et Sainghin-en-Mélantois. Les adresses postales des établissements mentionnent généralement Villeneuve-d’Ascq avec le code 59493.
Pourquoi trouve-t-on deux superficies différentes pour la Haute Borne ?
Le chiffre de 140 hectares correspond à la surface d’implantation mise en avant par la Métropole européenne de Lille. L’estimation de près de 200 hectares renvoie plutôt au quartier dans son ensemble. Les deux valeurs ne se contredisent pas : elles ne mesurent simplement pas le même périmètre.
Peut-on se promener librement dans le parc ?
La Haute Borne est un quartier de la ville, avec des voies et des espaces extérieurs. L’accès aux bâtiments, en revanche, relève de chaque établissement : laboratoires et entreprises fixent leurs propres règles d’entrée, souvent limitées aux personnes attendues.
Une start-up peut-elle être accompagnée directement sur le site ?
Oui, c’est la vocation du centre Innovation CIEL, qui combine pépinière, incubateur et appui au transfert de technologie. Les modalités d’admission sont à vérifier auprès de la structure elle-même.
Le parc est-il réservé au secteur du numérique ?
Non. Si l’intelligence ambiante a marqué ses débuts avec INRIA Futurs et l’IRCICA, le rattachement à des pôles comme i-Trans, MAUD ou Nutrition Santé Longévité témoigne d’une ouverture à d’autres domaines, du transport à la santé.